Monthly Archives: October 2015

Transportation alternatives

Transportation Alternatives’ mission is to reclaim New York City’s streets from the automobile and to promote bicycling, walking and public transit. With 100,000 active supporters and a committee of activists working locally in every borough, T.A. fights for the installation of infrastructure improvements that reduce speeding and traffic crashes, save lives and improve everyday transportation for all New Yorkers.

http://www.transalt.org

A Brief History of the Future

The Royal Museums of Fine Arts of Belgium and the Louvre Museum come together to present a unique and innovative project. Paintings, sculptures, photos, videos, installations and digital art: over 70 contemporary works question our future up to 2050. Exibition is open from  to 

http://www.expo-2050.be/en

Photo : David LaChapelle, Gas Shell (2012)

“If some future archaeologist were to uncover a gas station, like our archaeologists uncover Incan temples, that would be an indicator of what made this civilization rise and fall.” – LaChapelle

What A City Would Look Like If It Were Designed For Only Bikes (No Cars Allowed!)

What A City Would Look Like If It Were Designed For Only Bikes (No Cars Allowed!)

What A City Would Look Like If It Were Designed For Only Bikes (No Cars Allowed!)

« The more that bike lanes multiply in cities, from New York to São Paulo, the more people ride. Over the past decade, bike commuting in the U.S. has grown 62%. But it’s still a tiny fraction of overall transportation.

In order to really get people out of cars, a group of Australian designers thinks we need to fully redesign cities—including the way we make buildings. »

What A City Would Look Like If It Were Designed For Only Bikes (No Cars Allowed!).

Pourquoi il faut défendre la route ?

Depuis plus d’un quart de siècle, le prêt-à-penser politique a rangé du côté
du bien les transports collectifs et les transports ferrés, et du côté du mal
la route, la voiture et les poids lourds. La route reste pourtant le support
ultramajoritaire des flux de personnes et de marchandises, et est aussi
aujourd’hui le berceau des mobilités collaboratives qui joueront un rôle
essentiel dans la mobilité de demain. Cette contradiction pose un problème
à ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la République et de la
démocratie : comment nos élites ont-elles pu s’enfoncer dans un tel déni de
réalité et s’éloigner à ce point du concret de la vie de nos concitoyens ?
À l’heure de la montée des populismes, notamment dans les territoires situés
à l’écart des métropoles où l’automobile est incontournable, et au moment
où la crise grecque démontre qu’un endettement excessif ne peut déboucher
que sur une perte de souveraineté humiliante, il est urgent de refonder
l’action publique en matière de mobilité en donnant la priorité aux réalités
économiques, sociales et environnementales sur les fantasmes.
Les auteurs de ces notes n’ont pas la prétention de dire ce qu’il faut faire,
mais de proposer une boîte à outils pour sortir des illusions en confrontant
les croyances en cours aux faits et aux comportements des citoyens, et
décider en toute connaissance de cause. Face à des citoyens de mieux en
mieux formés et informés, il est en effet suicidaire de s’accrocher à des
mythes, en continuant à entretenir des confusions, par exemple entre services
publics de mobilité et service au public en matière de mobilité, ou encore en
produisant des récits du futur qui ne pourront qu’être démentis, comme
celui qui voudrait que la transition énergétique passe par l’envoi au cimetière
des éléphants de la route et des véhicules dinosaures qui l’empruntent.

Tous les moyens de déplacements ont des vices et des vertus. Tous ne sont
pas adaptés aux différents territoires de la République. La route est certes
une infrastructure, mais elle est aussi et surtout un réseau social au service
de la mobilité de la très grande majorité des citoyens et de la plupart des
échanges économiques. Elle a su s’adapter à des enjeux très divers depuis
des millénaires, elle pourra le faire encore demain, pour peu qu’on élabore
une pédagogie renouvelée, persévérante, équilibrée et régulée de la transition
écologique appliquée à la mobilité.
Repenser et réhabiliter la route, reconnaître son rôle essentiel aujourd’hui
et demain, accompagner sa montée en qualité, mettre fin à un tabou routier
d’autant plus absurde qu’on demande toujours plus de mobilité aux gens
constituent des pas nécessaires si l’on veut contribuer à enrayer les dérives
populistes. Il ne sera évidemment pas suffisant, tant ces dérives s’alimentent
aussi à d’autres sources. Espérons que la démarche de sortie des illusions par
la porte républicaine sera proposée par d’autres dans d’autres domaines.

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